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mercredi 4 septembre 2013

anciennes chroniques?! Késako?

J'avais ouvert un blog il y a quelques années, et voici juste les ouvrages que j'avais déjà lu et dont j'avais fait un petit commentaire. Tout çà pour dire que je n'ai pas tout lu d'un coup ;-) Et ceci explique aussi pourquoi la mise en page est chelou, aucune idée ^^

Je précise que j'adore lire, çà vous l'auriez deviné. J'aime tellement çà...C'est vraiment une de mes activités fétiches. Je ne peux pas m'en passer, tous les soirs je suis "obligée" de lire, même 5min, même à 4h du mat'. Je suis boulimique de lecture.... Mais c'est sans calories ^^

Je viens de découvrir un merveilleux blog, melimelodelivres dont cette chouette image est tirée!

ancienne chronique: Yolande Bernard - L'enfance fusillée

Comme son nom l'indique, ce livre n'est pas, de prime abord, hyper joyeux. L'auteure,  jeune résistante polonaise de 14 ans, a été fusillée dans une cave sombre et sordide par les Allemands. Par miracle, la balle traverse sa tête de part en part, mais elle survit. De là ce  témoignage, tout dans la simplicité,  et l'optimisme (si si). Elle n'est peut-être pas écrivain, mais le récit qu'elle fait me fait dire que jamais, jamais, nous ne devons l'oublier. Certains diront que ce n'est qu'une pierre de plus dans l'édifice des innombrables ouvrages sur la 2nde guerre mondiale: oui, mais le mur ainsi bâti s'appelle le Souvenir. Merci à elle.

ancienne chronique : Robert Desnos - Jack l'Eventreur

Très court, très rapide à lire, très...sanglant. Rien n'est laissé au hasard, et on sent la minutie du travail de recherches de l'auteur.  J'ai apprécié, mais à lire quand on est de bonne humeur , car le blues peut vite survenir avec  les descriptions de tous les meurtres perpétrés  par le -hélas- célèbre tueur en série. Ça fait froid dans le dos. Surtout lorsqu'il relate l'interview, à la fi  de l'ouvrage, de quelqu'un ayant connu  le tueur...Brrrr. Et un peu beurk aussi.

ancienne chronique : Daniel Pennac - Chagrin d'école

Daniel Pennac, prix Renaudot  2007, m'a agréablement surprise. Comment ce cancre est-il devenu professeur, et surtout comment a -t-il fait pour donner envie à ses élèves? Envie de lire, d'apprendre, d'approfondir, de rechercher...Lui qui se sentait dépassé par le moindre exercice...Sa description des banlieues (ah, mon cher 9-3..) est réaliste, ni trop alarmiste, ni trop naïve, ni tendre. Elle m'a semblé peuplée d'ados à qui on ne laisse ni le temps de parler, ni même de comprendre. Je me suis souvenue de ces "cancres" de ma classe, qui étaient pourtant futés et pas bêtes du tout. Parfois, une main d'un prof est tendue, et tout s'éclaire...C'est çà, la motivation, l'envie. Et Pennac  ne donne pas dans le sordide de la banlieue, mais dans ce qu'il y a vécu. Agressivité certes, mais aussi incompréhension parfois entre les deux "camps". Merci M'sieur!

ancienne chronique : Frédéric Beigbeder - L'amour dure trois ans

Pffff...Dur dur de classer ce bouquin. Je n'aime pas le style, mais je reconnais le travail intéressant qu'il y a derrière. Un homme brisé à la suite d'un amour n'ayant duré que trois ans est convaincu que l'Amour, d'une façon générale, dure seulement trois années. Avec sa "nouvelle", il va donc compter les jours....Ok. Mais il écrit comme n'importe qui. Ses idées sont bonnes, mais elles ne me font ni voyager, ni rêver, ni rien. Je pourrais lire le journal ou écouter quelqu'un parler çà serait pareil. Il m'a semblé qu'il était moins grossier que d'habitude...Eh oui, je dis peut-être moi-même pas mal de gros mots, mais en lire je ne sais combien par pages, çà m'agace. La langue française est  riche, belle, malléable, tout dans la nuance et la finesse...Là, pas du tout. Avis mitigé donc...Mais plutôt dans le négatif.

ancienne chronique : Romain Sardou, Personne n'y échappera

Miam miam. Bien noir, bien ..."retournement de situation". Vraiment sympa, comme toujours. je n'ai jamais été déçue avec R. Sardou , car il a la faculté de nous faire croire des choses, de nous faire voir des scènes, et finalement nous arracher à nos pensées. Encore une brillante idée de polar vraiment sombre, il faut bien sûr aimer le genre. Les méchants sont-ils vraiment si vilains? Oh oui. Et les gentils? Tous des tendres? Pas si sûrs. La fin vous laissera sur les fesses je pense. Bon boulot, Romain.

ancienne chronique : Carlos Luis Zàfon - L'ombre du vent

Je le dis tout net: c'est l'un de mes ouvrages préférés.  On se laisse guider par l'auteur,  et on sent le vent murmurer dans nos cheveux. Il nous entraîne dans des vies qu'on n'aurait pas imaginé, pas perçu, pas vu. Les sentiments sont tous mêlés et pourtant se détache les uns des autres...Mystères et troubles se poursuivent et s'entremêlent...Je ne résiste pas à vous mettre la présentation de l'éditeur, pour une fois:

Dans la Barcelone de l'après-guerre civile, " ville des prodiges " marquée par la défaite, la vie difficile, les haines qui rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon - Daniel Sempere, le narrateur - dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L'enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d'occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y " adopter " un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l'entraîner dans un labyrinthe d'aventures et de secrets " enterrés dans l'âme de la ville " : L'Ombre du vent. Avec ce tableau historique, roman d'apprentissage évoquant les émois de l'adolescence, récit fantastique dans la pure tradition du Fantôme de l'Opéra ou du Maître et Marguerite, énigme où les mystères s'emboîtent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafon mêle inextricablement la littérature et la vie.

Un livre peut bouleverser une vie. La preuve....Plusieurs années après, j'y pense encore (ce qui n'est pas le cas de tout ce que je lis, très très loin s'en faut).
La vie est un opéra...un livre...un sentiment...un mystère....un peu tout çà, en fait. Quel Bonheur de pouvoir le lire....